François Fillon est convoqué par les juges d’instruction le 15 mars prochain, en vue d’une mise en examen. Le candidat de la droite et du centre a néanmoins annoncé, ce mercredi, qu’il ne se retirera pas de la course à la présidentielle. Abnégation qui ne fait pas l’unanimité à droite, comme au centre.
François Fillon a décidé de poursuivre sa campagne coûte que coûte. L’ex-Premier ministre avait pourtant déclaré qu’il se retirerait en cas de mise en examen. A la surprise générale, une conférence de presse a été organisée ce mercredi matin, dans laquelle le candidat a lui-même annoncé sa convocation. Dans un discours de 8 minutes, F.Fillon a notamment fustigé la justice la jugeant « instrumentalisée. » Plus tard dans la journée plusieurs de ses soutiens ont décrié la position du candidat Les Républicains.
Bruno Le Maire claque la porte
Bruno Le Maire a annoncé par communiqué dans l’après-midi, qu’il démissionnait de ses fonctions auprès de François Fillon. L’ex-candidat à la primaire de la droite et du centre s’occupait des questions européennes et internationales. Il estime que François Fillon n’a pas respecté sa parole concernant son retrait en vue d’une mise en examen : « Je crois au respect de la parole donnée. Elle est indispensable à la crédibilité de la politique. » Des proches de Bruno Lemaire ont répliqué dans la foulée en se retirant également de la campagne, à l’image de Arnaud Robinet député-maire de Reims.

L’UDI suspend sa participation à la campagne
Jean-Christophe Lagarde, président de l’Union des démocrates et indépendants, a réagi un peu plus tard en dévoilant la suspension de la participation de son parti à la campagne. La décision survient après une réunion organisée par les centristes à la suite de l’intervention de François Fillon : « Je réunirai la semaine prochaine le bureau exécutif de l’UDI afin que nous prenions une décision collective. En attendant cette décision, la participation de l’UDI à la campagne de François Fillon est suspendue. » A précisé J-C.Lagarde. Plus que jamais le cas de l’ancien Premier ministre divise de la droite au centre. Pierre Lelouche, filloniste avéré, a également demandé à F.Fillon de se retirer ainsi que le report de l’élection présidentielle. Christine Boutin, fondatrice du Parti chrétien-démocrate s’est également exprimée en faveur d’un retrait du candidat.
Jean Legeard
